Italie

12 oct. 2020 - 17 oct. 2020

Gênes la Superbe: Fastes d'une république maritime entre Renaissance et Baroque

Italie

12 oct. 2020 - 17 oct. 2020

Gênes la Superbe

Adossée au bourrelet sauvage et peu productif des premiers Apennins, les yeux gourmands plantés dans la mer: Gênes. Au fond de son golfe ouvert sur la France, l’Espagne, l’Afrique du Nord et l’Atlantique, pendant occidental de Venise, sa luxueuse rivale byzantinophile, elle joue crânement, dès le Moyen Age, la carte portuaire, créant un empire maritime envié, courtisé, combattu.

Dotée d’une aristocratie plutôt clanique, vivant dans de véritables quartiers fortifiés et se déchirant en luttes de pouvoir sanglantes, Gênes, la ville au plus de quatre-vingt palais, a nourri dès le 14ème siècle des fortunes phénoménales et tissé des réseaux de marchands-diplomates-banquiers-corsaires actifs partout où il faut être, de la Crimée à la Flandre.

Sous l’impulsion de l’amiral-condottiere et homme politique Andrea Doria, une personnalité hors du commun, avec sa stature de prince de la Renaissance, son esprit affûté à la Machiavel et sa grande connaissance de la marine de guerre, Gênes se transforme au 16ème siècle, en une « ville-monde » déterminée à tenir la dragée haute aux puissances européennes qu’elle finance et ravitaille. Elle leur dispute leurs meilleurs artistes de cour, entretenant un chantier permanent de nouveaux palais, églises, rues et places, aujourd’hui largement restaurés et rendus plus accessibles au public.

Quels fils relient cette histoire de passions privées, de vastes horizons désirés et de luttes acharnées pour la domination maritime, aux grands défis d’une Europe profondément changée au sortir de la Renaissance?

Infos pratiques

Durée: 6 jours

Voyage en cours d'élaboration

Soirée de présentation du voyage: le jeudi 5 mars 2020, à l'agence Voyages et Culture, rue de Bourg 10, Lausanne. Sur inscription.

Programme

12 octobre: Lausanne-Gênes: apprivoiser la Superbe

Départ de Lausanne pour Gênes, arrivée à la monumentale gare de Gênes Brignole, déjeuner libre dans le train. Transfert à l’hôtel.

Puis, à pied, dans les rues de la vieille ville, par la gothique Porta Soprana, pour rencontrer le magique jeu noir et blanc de la piazza San Matteo, nid de la puissante famille des Doria, avec ses hautes maisons et son église, sanctuaire dynastique des mêmes Doria. Une façade médiévale ouvrant sur un écrin Renaissance protégeant le tombeau d’Andrea Doria.

Dîner et nuit à l’hôtel.

13 octobre: toucher du doigt les ressorts de la puissance génoise

Départ à pied pour les somptueuses cours de Palazzo Ducale, où nous approcherons, derrière la magnificence bien ordonnée, les complexes rouages d’un équilibre politique tendu. Ensuite, cathédrale San Lorenzo, chef d’oeuvre de métissage entre une inspiration gothique française, le goût génois pour la beauté des marbres et les délices Renaissance de sa chapelle San Giobatta.

Nous descendrons vers les arcades médiévales du fameux port par Piazza dei Banchi et le Palais San Giorgio. Déjeuner au port.

Balade dans le Porto Antico, remodelé par Renzo Piano, avant de nous rendre au Galata Museo del Mare pour faire connaissance avec l’économie maritime de la République et l’histoire de son port, élément vital de la puissance génoise.

Dîner libre et nuit à l’hôtel.

14 octobre: les Flandres à Gênes et vice-versa

L’église San Donato abrite un fameux triptyque de l’artiste anversois Joos van Cleve, commandé vers 1515 par Stefano Raggio, marchand génois ayant tissé des liens importants avec Anvers, nouvelle plaque tournante du commerce maritime de l’Atlantique Nord au début du 16e siècle, après l’ensablement de Bruges. Stefano Raggio fut d’ailleurs l’un des principaux artisans du déplacement de la maison génoise de Bruges à Anvers. Visite. Puis nous finirons la matinée à la Loggia peinte de Santa Maria di Castello par le peintre Justus von Ravensburg autour de 1500.

Après le déjeuner, poursuivrons l’après-midi ce fil rouge du lien Flandres-Gênes en examinant quelques oeuvres singulières au Museo San Agostino. Une petite place à la sculpture de Pierre Puget, un des rares Français présents à Gênes, avant de terminer cette journée.

Dîner libre, nuit à l’hôtel.

15 octobre: la splendeur des Doria et la venue des peintres florentins

Matinée consacrée au Palazzo del Principe, grandiose villa aménagée sous la direction du Florentin Perino del Vaga, collaborateur de Raphaël, pour Andrea Doria qui va le quérir à Rome après le sac de la Ville par les troupes de Charles-Quint en 1527.

Déjeuner spectaculaire au Righi, colline qui domine Gênes et que l’on atteint par le romantique funiculaire du Monte Allegro.

Après-midi et soirée libres.

Suggestion: le Cimetière monumental di Staglieno.

Nuit à l’hôtel.

16 octobre: les Rolli, Gênes au sommet de sa puissance s’organise pour accueillir les grands de ce monde

La famosissima Strada Nuova, baptisée par Mme de Staël « la rue des rois et la reine des rues », le long de laquelle de nombreux palais ont été construits à partir du milieu du 16e siècle. En 1576 le Sénat génois établit des listes ( Rolli) des palais susceptibles d’accueillir les hôtes de marque de la République, classés en trois catégories selon l’importance du visiteur à recevoir. Nous découvrirons sur quelques exemples la structure typique de ces palais urbains avec côté cour et côté jardin qui ont tant impressionné le peintre Rubens au point qu’il s’en inspira pour sa propre demeure à Anvers.

Déjeuner. Nous retrouverons l’après-midi Rubens et son élève Van Dyck ainsi que d’autres Flamands aux Palazzo Bianco et au Palazzo Rosso, témoins encore une fois de ce lien privilégié entre la Flandre et la République maritime génoise.

Dîner de clôture et dernière nuit à l’hôtel.

17 octobre, point d’orgue et retour

Départ de l’hôtel à 9h pour la voisine église des Jésuites où trône un des meilleurs Rubens qui soit, dans un écrin de marbre qui nous rappellera que Gênes avait le monopole de l’exportation de ce précieux matériau, notamment celui de la proche carrière de Carrare. Rubens séjourne à Gênes attiré par Nicolò Pallavicino, banquier génois du duc Vincenzo Gonzaga de Mantoue à la maison duquel notre peintre flamand était rattaché, pour des missions aussi bien artistiques que diplomatiques.

Fin de matinée libre et rendez-vous à 14h30 pour le transfert à la gare Genova Brignole à destination de Milano et de la Suisse.



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