L'aventure du beau

Voyager le monde ... autrement

L’Aventure du beau revendique une certaine idée du voyage: regard éveillé, lenteur attentionnée, immersion humaniste.

S'offrir le temps d'être interpellé dans son être.

Se donner, à travers l'art, les moyens de comprendre notre univers.

Voir, vraiment voir.

Notre philosophie

L 'Aventure du beau qu'est-ce donc?

Des voyages d'art. Thématiques et guidés. Des itinéraires inédits, voire improbables, dessinés pour donner la priorité à la quête du sens de notre histoire.
 
La piste de l'art, afin de provoquer, nourrir et multiplier ces moments privilégiés où, grâce à la beauté, nous sentons le plein accord avec l’univers. Mais aussi, afin de comprendre comment l'art révèle les valeurs et les ambitions des sociétés humaines.
 
Faire l'expérience qu'ainsi l'art nous incite à la lucidité, à la réflexion personnelle, à dépasser nos certitudes, à nous ouvrir à la connaissance fertile. A voir le monde dans sa profondeur. 
 
 

Pourquoi ?

L'art ne sort pas de nulle part. Tout comme notre façon d'appréhender un paysage, de saisir la beauté ou la laideur du vivant, l'art est intrinsèquement lié à la société qui le produit. Au fond, figurative ou non, maladroite ou magnifique, l'oeuvre d'art n'exprime rien d'autre sous la multiplicité de ses formes, qu'un effort toujours recommencé pour célébrer et rendre visibles, voire inoubliables, les sensibilités, les valeurs, les rites, rituels, questions existentielles, visions du monde, spiritualités laïques ou religieuses qui nous travaillent.

L'art est un « incarnateur » de notre foisonnante humanité. Cela peut être la volonté de forger un sentiment national ou de légitimer un pouvoir. Par exemple autour d'un monument-phare telle la Basilique Saint-Marc à Venise, ou d'une nouvelle capitale comme Saint-Pétersbourg en Russie. A l'autre bout de la chaîne, cela peut être aussi l'expression d'une nouvelle façon d'envisager notre relation au divin, au sacré, à notre intériorité. Telles les fresques de Giotto relatant la vie de saint François à Assise, les sculptures des temples d'Angkor-Vat au Cambodge, les grands monochromes rougeoyants de Mark Rothko ou les vitraux de Soulages à l'abbaye de Conques.

Ainsi, apprendre à voir, à fréquenter, à lire la beauté d'une oeuvre d'art, d'un monument, d'un site, d'un paysage, ce n'est pas seulement expérimenter, souffle coupé, ce fragile et mystérieux moment de poignante réconciliation avec l'univers. C'est encore et surtout approcher de l'intérieur l'histoire du monde et de ses valeurs, opérer une réflexion sur nos sociétés présentes et passées, s'éveiller à la conscience de notre propre place dans le concert du monde et, enfin, développer un sens aiguisé de ce qui se manifeste continûment à nous, à chaque instant sous nos yeux. C'est aussi comprendre la laideur, le mauvais goût, le négligé. Un précieux bagage critique pour notre agir.

"Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage..." écrivait Joachim Du Bellay, au XVIe siècle. Le beau voyage d'Ulysse? A vrai dire, ce fut un lent parcours de formation, décapant à souhait, où la beauté est une leçon de vie et une clé pour comprendre sa mission personnelle. "Heureuse époque, renchérit le philosophe Marin de Viry en 2010, où le voyage était un rite de passage à l'âge adulte, un journal de bord à la main. On était voyageur pour devenir un homme".

Où ?

La spécialité de l'Aventure du beau c'est l'Europe "aux mille parapets". Elargie au "continent" russe, au pourtour méditerranéen ainsi qu'au Proche-Orient. Creuser nos cultures d'ancrage et ses fertiles métissages.

Dans chaque site, nous avons choisi un certain nombre de réalisations artistiques œuvres d’art, monuments, sites pour leur exceptionnelle qualité d’évocation des grandes étapes de l’histoire artistique occidentale. De la Préhistoire à l’art contemporain.

Une sélection faite de manière à offrir un possible « musée imaginaire » au fidèle Aventurier du beau qui souhaiterait, des Grottes paléolithiques de Dordogne aux Arbres contemporains de l’artiste italien Giuseppe Penone, suivre l'évolution de nos différentes sociétés.

Comment?

Nos Aventures du beau sont pensées pour de petits groupes d'une dizaine de personnes. Ensemble, c’est mieux, pour l’échange des curiosités, des compétences et des affinités d’abord, et aussi parce que les frais d’organisation sont moins lourds.

Mais l’approche du beau suppose aussi une relation personnelle. Aussi sommes-nous organisés pour que puissent alterner les moments d’Aventure du beau en groupe avec des plages libres pour chacun d’entre vous.

Nos choix, nos présentations, nos lectures des oeuvres et nos commentaires ont pour seule fonction de faciliter votre approche de la beauté et du sens historique qu'elle véhicule. Apprendre ensemble à voir l’oeuvre accomplie, la recherche de l’artiste, sa technique, les idées et le contexte culturel qui ont présidé à sa création, à sa notoriété. Chercher le noyau dur d’une démarche artistique, cueillir l'essentiel du message d’une civilisation. Eviter le "tout voir et le tout savoir sur…" qui disperse l'attention et noie le sens.

Une écoute individuelle des Aventures du beau, rendue possible grâce à un équipement audio adapté, renforce encore cette originale façon d’expérimenter sa propre sensibilité tout en bénéficiant de celles du groupe. Et, comme nos voyages sont accompagnés par une personne en charge de la logistique sur place, nous pouvons consacrer toute l'énergie désirée à cette expérience du regad. Eveillé.

Pour qui ?

Tout le monde. L'Aventure du beau est un projet développé expressément pour permettre à chacun d’enrichir son expérience du monde à travers l’art et le beau dans un langage simple. Il n’y a pas de connaissances pré-requises. Au contraire. "Le rapport à l'art ne passe pas d'abord par l'analyse et l'étude mais par un effort d'attention et d'écoute...Le face à face avec l'oeuvre est le seul espace possible pour le comprendre" Fabrice Midal, Comprendre l'art moderne, 2007.

Bienvenue dans L'Aventure du beau.


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" Les oeuvres d'art sont d'une infinie solitude. Rien n'est pire que la critique pour les aborder. Seul l'amour peut les saisir, les garder. Etre juste avec elles. "

RAINER MARIA RILKE, LETTRE À UN JEUNE POÈTE, 1908


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